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Introduction

    Un rapport d'étonnement est souvent demandé à un nouvel arrivant dans une organisation, que ce soit une entreprise, une association ou une administration. L'arrivée d'un oeil neuf qui observe alors ce qui l'entoure conduit inévitablement à des étonnements positifs et négatifs qui sont spontannés, innocents et révélateurs pour lui-même et pour l'organisation humaine concernée.

   Le Conseil Municipal n'échappe pas à ces considérations si ce n'est que le recrutement a été fait par l'électeur et qu'il en résulte une majorité et une minorité qui sont au contact d'une administration communale.

   Nous pensons qu'il est de notre devoir d'informer l'électeur, d'informer chacun des Seyssionois de ce que nous observons durant les premiers mois du mandat.

  

Le 2 février 2015

 

Nouvellement élu au Conseil Municipal, j'ai participé à l'installation des commissions telles que définies en séance.

Le maire préside de droit toutes les commissions mais je ne l'ai jamais vu présent lui-même. On procède chaque fois à l'élection d'un vice-président ou d'une vice-présidente qui organise le travail de sa commission. Cela ne pose jamais de problème, l'adjoint en charge du domaine étant élu sans autre candidat. J'ai été étonné une fois d'entendre un fonctionnaire, directeur, susciter la candidature de l'adjoint qui avait l'air vraiment surpris d'être adoubé de la sorte. Le malaise était perceptible car c'est révélateur d'une confusion des rôles qui peut conduire à des complicités et docilités dangereuses pour la démocratie. Sur le fond des sujets traités, l'avis de la commission est simplement consultatif.

 

L'accès à l'information n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser. Le code général des collectivités territoriales donne pourtant ce droit à tout citoyen. Dans la pratique, on vous soupçonne de vouloir divulguer à d'autres, on sous-estime votre potentiel de compréhension pour vous donner un produit élaboré et on traîne les pieds. Cela n'inspire pas la confiance mais conforte dans la nécessité d'avoir l'information de base pour toutes les décisions prises ou à prendre. Le maire revendique le droit à l'inventaire. Cela nous dispenserait-il du devoir d'inventaire ? Certainement pas !

 

L'étude du budget 2014 et donc de la dette m'a confirmé l'importance de l'information, de la transparence. Internet est une source très efficace et permet de faire des investigations, des comparaisons et de se forger une opinion. Ainsi le niveau élevé du taux effectif global du principal emprunt toxique souscrit par la commune m'a conduit à la Banque de France et sa publication trimestrielle des taux d'usure. On y apprend que le particulier se voit appliqué des taux très élevés ce qui n'est pas le cas normal des collectivités locales. Je pense encore à ce livre de Martin Hirsch « Cela coûte cher d'être pauvre ». L'Education Nationale devrait l'inscrire dans ses programmes.

 

Coïncidence de calendrier. Après une parenthèse électorale, le sujet des emprunts toxiques est redevenu d'actualité et au final l'Etat a fait la démonstration en juillet 2014 qu'il pouvait avoir un comportement hostile vis à vis des communes et autres collectivités. C'est nouveau !

Comment se prémunir de dérives coûteuses ? Le code général des collectivités territoriales peut apparaître permissif par bien des aspects. Même obsolète il n'est pas facile à refondre, d'autant que ce serait du ressort de l'Etat.

La réponse est plutôt locale et démocratique avec un nouveau mode de fonctionnement à inventer.

 

Mon activité professionnelle dans l'industrie m'a appris à estimer rapidement le montant d'un investissement envisagé. Il suffit de chiffrer les principaux achats d'équipements et d'en multiplier la somme par le coefficient 2,6 qui résulte de l'expérience. A Seyssins, le feu rouge de l'avenue Général de Gaulle conduit à un coefficient de 13. Cherchez l'erreur ! Rien ne justifie, à mon avis, de passer à un coefficient à 2 chiffres. Quel gaspillage de l'argent du contribuable contraint!

 

Quel rôle pour l'opposition ou les oppositions ?

Il faut tout d'abord souligner que les deux groupes d'opposition adoptent assez souvent des positions communes tout en gardant leur originalité.

Le déroulement des Conseils Municipaux montrent que nous sommes les seuls à demander la parole. Les conseillers de la majorité, hors municipalité, ont tout compris et votent comme un seul homme.

L'opposition doit être forte. A cette condition les Seyssinois comprendront que les mauvais choix de la gauche et de ses alliés opportunistes ne seront plus une fatalité.

 

Bernard LUCOTTE